Le jeu de l’amour et du hasard

Le jeu de l’amour et du hasard

Le 30 Juillet à 18h

place du village

1 place de l’église
66500 Molitg-les-bains
FRANCE

 

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Dorante aime Sylvia qu’il croit être Lisette alors que Sylvia aime Dorante qu’elle croit être Arlequin. Arlequin aime Lisette qu’il croit être Sylvia et Lisette aime Arlequin qu’elle croit être Dorante. Monsieur Orgon sait tout de chaque situation, et va même jusqu’à la compliquer. Mario assiste son père dans le brouillage des cartes

La beauté de la langue, la richesse des personnages, la diversité des situations, plus brillantes les unes que les autres, tout est ciselé à la perfection et pensé méticuleusement. Ce n’est donc pas un «hasard» si de nos jours, cette pièce est une des plus montées de Marivaux.

Ainsi, la tentation serait grande d’en faire une charmante comédie romantique, un peu comme d’une pièce de musée que l’on exposerait pour des passants curieux de coutumes anciennes. Mais ce texte est avant tout d’une incroyable modernité. Le principe est simple en apparence : pour mieux connaitre et mieux examiner l’homme qui lui est destiné,

une jeune femme décide de se faire passer pour sa suivante, et de mettre cette dernière à sa place. Ce qu’elle ignore, c’est que de son côté, le jeune homme a la même idée qu’elle. Par un savant jeu de miroirs, les «faux» valets» vont s’éprendre l’un de l’autre sous leurs habits d’emprunt, et les «faux» maîtres vont faire de même. En résulte les situations que l’on imagine, où le doute et la remise en question se mêlent à la drôlerie des circonstances.

Il est difficile à notre époque de rendre compte de cette notion de «classe sociale» si présente dans le texte de Marivaux. La différence entre les individus se fonde aujourd’hui davantage sur des distinctions financières que sur l’appartenance à une classe aristocratique ou populaire.

Reste que ce texte revêt une puissance que l’on sent encore palpable. Principalement grâce à ces jeux de travestissements : en empruntant l’habit d’un autre, les personnages touchent à une liberté qu’ils ne soupçonnaient pas auparavant, et se prennent à explorer des terrains jusque-là inconnus. Ils se découvrent des forces et des faiblesses que leur rôle et les civilités d’un monde cloisonné les avaient empêchés de voir.

Investissant ce nouveau terrain, ils n’hésitent pas à s’aventurer loin dans le jeu pour en chercher les limites : Ils peuvent à loisir séduire, manipuler et pousser l’autre dans ses retranchements, quitte à le faire souffrir et à le tourmenter. Ce qui n’est pas sans danger, car eux-mêmes se retrouvent plongés dans des dilemmes aux accents cornéliens.

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